
Des preuves écrites pour une vérité historique
Contrairement aux affirmations sans fondement, Amadou Bakhaw Diaw insiste : ces liens familiaux ne relèvent pas uniquement de la tradition orale. Des archives familiales et des documents validés par des chercheurs établissent clairement la parenté entre ces deux grandes figures.
« Il faut sortir de l’oralité seule. Nous avons aujourd’hui des preuves écrites qui confirment ce que nos anciens savaient déjà », explique-t-il.
Une résistance ancrée dans l’héritage wolof
Plus encore, le président de LEPPIY WOLOF s’insurge contre ceux qui, selon lui, tentent de nier l’existence du peuple wolof ou de réduire l’histoire de la résistance à une appartenance exclusive au peuple sérère.
« Lat Dior Diop n’est pas uniquement un héros national ; il est avant tout une figure de la résistance wolof. Vouloir confisquer cet héritage ou nier l’ethnie wolof, c’est effacer une part essentielle de notre identité collective », dénonce-t-il.
Il rappelle que l’histoire de la lutte contre la colonisation, au Cayor comme au Baol, s’inscrit dans une dynamique plus large, portée par l’unité et la solidarité entre les lignages et les royaumes wolofs.
Un combat pour l’histoire et la fierté
Pour Amadou Bakhaw Diaw, la négation de l’ethnie wolof et la tentative de fragmenter son héritage servent à fragiliser une identité pourtant bien vivante. C’est pourquoi LEPPIY WOLOF œuvre à documenter, préserver et enseigner l’histoire, la langue et les traditions du peuple wolof.
« Une identité qu’on ne défend pas est une identité qu’on laisse mourir. Nous devons publier nos preuves, raconter nos généalogies, enseigner nos résistances. C’est notre responsabilité collective », affirme-t-il.